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RDC : Vers un contrôle biométrique des agents du budget annexe pour une gestion plus rigoureuse des finances publiques

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Photo d'illustration.

Dans le cadre de la rationalisation des finances publiques et de la maîtrise des effectifs de la Fonction Publique, le Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction Publique, Modernisation de l'Administration et Innovation du Service Public, a présenté à la 37e réunion du Conseil des ministres une note d’information relative au contrôle et au recensement biométrique des agents des services émargeant au Budget annexe.

Une réforme pour l'assainissement des effectifs

Ce processus vise à garantir une meilleure gestion des ressources publiques en identifiant avec précision les agents réellement en activité. Selon la note d'information, cette initiative permettra de lutter contre les irrégularités, notamment l’existence de structures fictives ou pléthoriques pesant lourdement sur le Trésor Public.

La première phase du contrôle se déroulera d’avril à juin 2025 et consistera en une vérification administrative. À travers une note de service assortie d’un calendrier détaillé, les responsables de tous les services émargeant aux Budgets annexes dans la Loi de finances 2025 seront invités à se présenter devant les services compétents du Ministère de la Fonction Publique, en collaboration avec l’Inspection Générale des Finances (IGF). Cette étape permettra de valider deux éléments essentiels :

✓Les actes juridiques justifiant la création et l’organisation de chaque structure concernée.

✓Les listes déclaratives des agents réellement en fonction.

Un contrôle biométrique pour fiabiliser les effectifs

À l’issue de cette première phase, l’identification biométrique individuelle sera immédiatement lancée, au plus tard le 1er juillet 2025. Cette étape permettra d'établir une base de données fiable et infalsifiable des agents de la Fonction Publique, garantissant ainsi une transparence accrue dans la gestion des rémunérations.

Le Vice-Premier Ministre a insisté sur le respect du calendrier de travail et a averti que des mesures contraignantes seront appliquées aux services qui ne se conformeront pas aux instructions données. Une attention particulière sera portée aux structures irrégulièrement constituées, dont les dépenses de fonctionnement et les charges salariales grèvent considérablement les finances publiques.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de maîtrise des dépenses publiques et devrait générer des économies substantielles pour l’État congolais. Actuellement, la Loi de finances 2025 prévoit la prise en charge de 387 services émargeant aux Budgets annexes, représentant un effectif déclaré de 46.460 agents. L'assainissement de cette gestion permettra non seulement d'optimiser l’allocation des ressources mais aussi de renforcer la crédibilité de l’administration publique.

En mettant en place ce contrôle biométrique, le gouvernement de la RDC réaffirme sa volonté de moderniser l'administration publique et d'améliorer l’efficacité de la gestion des fonds publics. Cette initiative marque ainsi une avancée significative vers une gouvernance plus rigoureuse et transparente.

Lovic-Benjamin Nsapu