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RDC : Un déficit de trésorerie de 1.255,6 milliards de CDF inquiète les autorités financières

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Photo d'illustration.

La République Démocratique du Congo a enregistré, durant la période du 14 au 21 mars 2025, une somme de 1.290,2 milliards de CDF, soit environ 451 millions USD. Malgré ce montant conséquent, il reste inférieur à la prévision mensuelle de 1.985,3 milliards de CDF, représentant un taux de réalisation de seulement 65,0 %. Cette situation a été rapportée dans la note de conjoncture économique de la Banque Centrale du Congo (BCC), qui propose une analyse des finances publiques.

Les statistiques révèlent que, durant cette période, les ressources de l'État étaient projetées à 1.985,3 milliards de CDF pour satisfaire les besoins financiers, tandis que les dépenses publiques étaient estimées à 2.126,8 milliards de CDF. La note de la BCC met en lumière les défis auxquels l'administration financière congolaise fait face, tout en soulignant l'importance d'une gestion rigoureuse des ressources.

Prévisions et performance financière

Le plan de trésorerie prévisionnel pour mars 2025 affirme que "les recettes publiques doivent atteindre 1.985,3 milliards de CDF, en accord avec les engagements pris dans le programme FEC en collaboration avec le FMI." Les données de la BCC montrent que les régies financières ont collecté un peu moins de 1.290,1 milliards de CDF, dont 630,1 milliards proviennent des impôts directs et indirects, gérés par la Direction Générale des Impôts (DGI).

Il est également à noter que les recettes douanières et celles des accises, en provenance de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), s'élèvent à 360,8 milliards de CDF. Par ailleurs, la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participations (DGRAD) a contribué pour 299,2 milliards de CDF, mettant en évidence l'efficacité des différentes régies financières tout en soulignant l'écart entre les prévisions et les réalisations.

Exécution des dépenses publiques

Concernant les dépenses publiques, celles-ci ont atteint 1.845,5 milliards de CDF, soit l'équivalent de 644 millions USD, représentant un taux d'exécution de 86,8 % par rapport à la programmation mensuelle de 2.126,8 milliards de CDF. La BCC précise que les dépenses courantes s'élevaient à 1.334,1 milliards de CDF, dont une part significative est allouée aux salaires des agents de l'État, représentant 603,3 milliards de CDF.

Les frais de fonctionnement des ministères et institutions sont également notables, totalisant 433,6 milliards de CDF, tandis que 168,1 milliards de CDF ont été consacrés aux subventions. En revanche, les investissements en capital ont été largement inférieurs aux attentes, ne totalisant que 25,8 milliards de CDF face à une prévision de 110,0 milliards de CDF.

La RDC enregistre un bilan déficitaire

Au 19 mars 2025, la balance des opérations financières de l'État révèle un déficit de trésorerie alarmant de 1.255,6 milliards de CDF. Ce déficit résulte de recettes publiques totalisant 5.113,7 milliards de CDF contre des dépenses ayant atteint 6.369,3 milliards de CDF. Ce déséquilibre financier soulève des questions sur la viabilité des finances publiques du pays.

En rythme mensuel, le Trésor a enregistré un déficit de trésorerie de 555,4 milliards de CDF, un manque qui a été entièrement comblé par les produits des émissions de titres publics. La situation financière de l'État suscite des préoccupations quant à la capacité de l'administration à maintenir des services publics adéquats et à respecter ses engagements budgétaires.

L'analyse des finances publiques en République Démocratique du Congo révèle un tableau contrasté. Tandis que certains indicateurs de collecte des recettes montrent des signes d'efficacité, le décalage entre les prévisions et les réalisations budgétaires met en évidence des difficultés persistantes.

Il est crucial que les autorités trouvent des solutions durables pour équilibrer les budgets et gérer les déficits, tout en respectant les engagements pris devant les bailleurs de fonds internationaux. La gestion des finances publiques pourrait nécessiter des réformes et une meilleure transparence afin d'assurer la stabilité économique à long terme du pays.

Céleste Z