La République démocratique du Congo (RDC) se tourne une fois de plus vers ses ressources pétrolières pour pallier un important gap budgétaire. C'est ce qu'a fait savoir, le vice-premier, ministre de l'économie nationale, Daniel Mukoko Samba, lors d'une réunion à Kinshasa, avec la Commission économique et financière (ÉCOFIN) du Sénat, le mardi 18 novembre 2025. Lors de cette rencontre, le VPM a précisé que les recettes pétrolières contribuent à hauteur de 328 milliards CDF au trésor public. Une somme importante pour équilibrer le budget national.
Cette rencontre, s'est tenue à l'hôtel Golden Tulip à Kinshasa, profitant de l'occasion les VPM et les sénateurs ont abordé les enjeux liés à la structure des prix des produits pétroliers. Dans ce chapitre, Daniel Mukoko Samba a souligné l'importance des recettes parafiscales, comme celles du Fonds national d'Entretien routier (FONER), pour soutenir l'économie du pays.
De ce qui précède, les sénateurs ont exprimé leurs préoccupations concernant la gestion des stocks de sécurité et les interventions économiques liées à la fluctuation des prix du pétrole. Cette discussion a mis en lumière la nécessité d'une gestion transparente et efficace des ressources pour éviter tout déséquilibre économique.
Des éclaircissements sur la gestion des stocks de sécurité
Le patron de l'économie nationale a à cette effet, fourni des détails sur les mécanismes de gestion des stocks de sécurité, éléments clés dans la structure des prix des produits pétroliers. Deux dispositifs ont été mis en avant notamment le stock de sécurité 1, créé en 2009, et le stock de sécurité 2, établi par un arrêté interministériel. Ces stocks visent à compenser les pertes et les manques à gagner (PMAG) des opérateurs pétroliers.

"La gestion du stock de sécurité 2 est directement suivie par les banques collectrices, qui attendent les crédits mensuels de la banque centralisatrice. Ce mécanisme assure que les remboursements se font de manière fluide et sécurisée, pour renforcer la confiance des investisseurs et des opérateurs économiques", a-t-il déclaré.
Pour le VPM, cette approche vise à garantir la stabilité des prix des produits pétroliers sur le marché, tout en protégeant les consommateurs des fluctuations excessives. Le ministre a affirmé que ces mesures permettent d'optimiser la gestion des ressources pétrolières et d'améliorer la situation économique du pays.
Vers une réduction des pertes et manques à gagner
Au cours de la réunion, le sénateur Claude Bossio Wa Bossio a salué les avancées réalisées grâce à la restructuration des prix des produits pétroliers. Selon lui, "les pertes annuelles, qui s'élevaient à 30 millions USD, ont été réduites à environ 15 millions USD par semestre. Cette évolution positive est attribuée à une gestion rigoureuse et orthodoxe des stocks de sécurité",a-t-il fait savoir.
Cet élu de la Mongala a également souligné que cette réduction des pertes est un signe encourageant pour l'économie congolaise, qui permet d’alléger le fardeau financier des consommateurs. La nouvelle structure des prix pourrait également favoriser une meilleure transparence dans la gestion des ressources pétrolières, traditionnellement perçue comme opaque.
Les membres de la Commission Écofin ont pu poser leurs questions et ont salué la clarté des explications fournies par Mukoko Samba. Ils ont compris que les fonds destinés à couvrir les manques à gagner sont prélevés directement auprès des consommateurs, ce qui souligne l'importance d'une communication transparente sur la gestion des ressources publiques.
Il est important de souligner que, cette initiative démontre l'engagement du gouvernement congolais à renforcer la transparence et à améliorer la gestion des ressources pétrolières, essentielles pour le développement économique du pays. Les prochaines étapes consisteront à surveiller l'impact de ces mesures sur le budget national et à s'assurer que les bénéfices sont ressentis par l'ensemble de la population.
Céleste Z