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Journée mondiale de l'environnement : crise des écosystèmes, les Nations unies lancent un appel urgent pour la préservation de la terre

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Dans un monde où les écosystèmes sont en danger, la survie de notre planète est menacée. Des forêts luxuriantes réduites à des cendres, des zones arides qui s'étendent sans fin, des terres agricoles épuisées par une utilisation intensive et des lacs autrefois florissants devenus des étendues désolées... Les signes de détresse sont partout, et nous devons agir maintenant pour inverser cette situation critique.

Les écosystèmes sont les fondements de notre existence. Ils fournissent des services essentiels tels que la régulation du climat, la purification de l'air et de l'eau, la pollinisation des cultures et la préservation de la biodiversité. Sans ces écosystèmes sains, notre propre survie est compromise.

Les forêts, par exemple, sont les poumons de la Terre. Elles absorbent le dioxyde de carbone, régulent les précipitations et abritent une multitude d'espèces animales et végétales. Cependant, la déforestation incontrôlée due à l'expansion de l'agriculture, à l'exploitation minière et à la construction de routes menace la biodiversité et accélère le changement climatique.

Les zones arides subissent également une pression croissante. La désertification, causée par des pratiques agricoles non durables, la surexploitation des ressources en eau et le changement climatique, rendent ces régions de plus en plus inhospitalières pour les humains et la faune qui en dépendent.

Quant aux terres agricoles, elles sont exploitées de manière intensive pour répondre à la demande croissante de nourriture. L'utilisation excessive de produits chimiques, la monoculture et la perte de biodiversité résultent en une dégradation des sols et une diminution de la fertilité, menaçant ainsi notre capacité à nourrir une population mondiale en expansion.

Enfin, les lacs, qui étaient autrefois des écosystèmes riches en vie, sont victimes de la pollution, de la surexploitation et du réchauffement climatique. La diminution des réserves d'eau douce met en péril l'approvisionnement en eau potable, l'agriculture et la biodiversité aquatique.

Selon la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, jusqu'à 40 % des terres de la planète sont dégradées, ce qui affecte directement la moitié de la population mondiale et menace environ la moitié du PIB mondial (44 000 milliards de dollars). Le nombre et la durée des sécheresses ont augmenté de 29 % depuis 2000. Sans une action urgente, les sécheresses pourraient toucher plus de trois quarts de la population mondiale d'ici 2050.

La restauration des terres est un pilier essentiel de la Décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), un appel au ralliement pour la protection et la renaissance des écosystèmes dans le monde entier, ce qui est essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable.

C'est la raison pour laquelle la Journée mondiale de l'environnement 2024 se concentre sur la restauration des terres, l’arrêt de la désertification et le renforcement de la résistance à la sécheresse sous le slogan « Nos terres. Notre avenir. Nous sommes la GénérationRestauration ».

Face à cette crise des écosystèmes, il est essentiel que nous prenions des mesures immédiates. Il est temps de repenser notre relation avec la nature et d'adopter des pratiques durables dans tous les aspects de notre vie. La préservation des écosystèmes nécessite une action collective, des politiques environnementales solides, une sensibilisation accrue et des efforts de conservation à l'échelle mondiale.

"Il est de notre responsabilité en tant qu'individus, communautés et nations de protéger et de restaurer les écosystèmes fragiles qui soutiennent la vie sur Terre. C'est seulement en agissant ensemble que nous pourrons renverser la tendance et préserver un avenir durable pour les générations à venir", a déclaré António Guterres, Secrétaire général des Nations-Unies

Lovic-Benjamin Nsapu