Le Président de la République est préoccupé par la crue exceptionnelle du Fleuve Congo, qui touche plusieurs provinces : Kinshasa, la Tshopo, la Mongala, l’Equateur, le Kongo-Central, le Mai-Ndombe, les Sud et Nord Ubangi, le Kasaï, le Kasaï-Central, le Sud-Kivu, la Lomami, la Tshuapa et le Kwilu. C’est ce que renseigne le compte rendu de la dernière réunion du Conseil des ministres.
Il a déploré que cette situation cause d’innombrables sinistres et drames, au rang desquels : des pertes en vies humaines, des champs dévastés, des routes coupées, des maisons inondées, des glissements de terrain ou encore des écroulements de murs ; laquelle vient s’ajouter au lourd bilan humain et matériel tiré des épisodes pluvieux vécus au cours de ces derniers mois.
« Rassurant nos compatriotes sur l’effectivité de la décrue du Fleuve Congo, qui a commencé depuis jeudi 11 janvier 2024, le Président de la République reste convaincu que cette décrue pourra prendre du temps avant d’être complétement finalisée, et compte tenu des sinistres observés, il revient de redoubler de vigilance sur les possibles conséquences, notamment sanitaires, liées auxdits dégâts », explique le compte rendu du Conseil des ministres.
Aussi, a-t-il insisté sur la nécessité de garder à l’esprit le caractère transnational de cette crue, mais également le fait qu’elle s’inscrit dans une série de catastrophes enregistrées au niveau régional et dont les origines, ne sont manifestement à trouver ailleurs que dans les effets du changement climatiques. Par ailleurs, et au vu de l’échelle des dommages subis, il serait imprudent d’omettre d’évoquer l’anarchie urbanistique ou encore la vétusté des infrastructures publiques qui concourent malheureusement à l’enregistrement de tels dégâts.
Avec l’expertise en présence, un lotissement responsable, une infrastructure résiliente au changement climatique, le Président de la République soutient qu’il est possible de limiter les dégâts liés au réchauffement climatique contre lequel nous luttons. Ces questions, a-t-il précisé, feront l’objet d’un suivi assidu au cours des prochains mois afin que puisse être renforcée la résilience des infrastructures du pays face à la survenance de telles catastrophes.
Enfin, et pour répondre à l’urgence provoquée par cette crue, le Gouvernement, sous la supervision du Premier Ministre, a été invité à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour garantir une prise en charge holistique des populations sinistrées et assurer, en même temps, une veille pour prévenir la possible apparition de foyers épidémiques dans les zones sinistrées.
Ecomine.cd