Félix Tshisekedi a rassuré que sa philosophie fondée sur la revanche du sol sur le sous-sol ne demeurera pas sans effet. Il l’a dit au cours du dernier discours sur l’état de la nation pour son premier quinquennat, tenu mardi 14 novembre, devant le parlement réuni en congrès au Palais du peuple.
Le chef de l’Etat congolais a fait savoir dans son discours que l’agriculture y compris la foresterie, l’élevage, la chasse et la pêche, a également montré une croissance, avec une augmentation de 4,1 % contre 2,4 % l’année précédente.
Devant les représentants du peuple, Tshisekedi a décrit sa stratégie pour la mise en valeur du grand potentiel agricole de la RDC comme alternative crédible à l’assurance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux niveaux local, national, régional et international.
« L’implémentation du Conseil Consultatif Présidentiel pour le Pacte National de l’Agriculture et de l’Alimentation (CCP-PNAA) chargé de coordonner la formulation des orientations stratégiques du Pacte National de l’Agriculture et de l’Alimentation (PNAA), d’une part ; et l’opérationnalisation du Fonds Social de la République Démocratique du Congo, restructuré, chargé de la coordination, de la gestion et de la mise en œuvre du Programme de Transformation de l’agriculture (PTA-RDC) d’autre part, permettront de mettre en valeur notre grand potentiel agricole comme alternative crédible à l’assurance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux niveaux local, national, régional et international. C’est dire que l’agriculture demeure l’un des piliers majeurs de l’action gouvernementale traduite dans le Plan National Stratégique de Développement, le « PNSD » en sigle », a-t-il déclaré.
Il sied de préciser que l’agriculture est un secteur crucial en République Démocratique du Congo, employant environ 70% de la population et représentant 20 % du PIB du pays. La RDC dispose d’un potentiel agricole et agro-industriel élevé. Le pays pourrait augmenter de manière significative sa production alimentaire pour nourrir ses 100 millions d’habitants et augmenter ses exportations grâce à des précipitations annuelles élevées, 51 millions d’hectares de terres non cultivées sur 80 millions d’hectares de terres arables, l’un des réseaux hydrographiques, de ressources halieutiques et des pâturages des plus importants en Afrique. Malgré ce potentiel, le pays enregistre des rendements agricoles parmi les plus faibles au monde et un immense potentiel de transformation agricole non exploité.
En conséquence, la RDC importe une grande partie de ses besoins alimentaires, représentant environ US$ 3 milliards par an.
Pour aider à revigorer le secteur agricole, le gouvernement a lancé un programme de réforme du secteur agricole afin de promouvoir le développement des investissements privés dans les principales chaines de valeur agricole du pays.
La Rédaction