La capitale congolaise franchit un nouveau cap dans sa lutte contre l’insalubrité et les effets du changement climatique. La Banque mondiale vient d’approuver un financement de plus de 200 millions de dollars en faveur de Kinshasa, un appui majeur pour renforcer la gestion des déchets solides et prévenir les inondations dans une métropole en pleine croissance.

Lors d'une séance de travail avec le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, la délégation de la Banque mondiale, conduite par Catalina Marulanda, a salué les avancées réalisées par les autorités locales, notamment la récupération de la décharge de Mpassa, restée spoliée pendant plus d’une décennie. Cette reprise constitue une étape stratégique dans la mise en œuvre du projet de modernisation du système de gestion des déchets à Kinshasa.
« C’était une rencontre importante. Le projet vise à renforcer la résilience de Kinshasa à travers la prévention et la construction d’infrastructures durables », a déclaré Catalina Marulanda, exprimant l’engagement de son institution à accompagner la ville dans ses efforts pour faire face aux défis environnementaux.
Vers une capitale plus verte et plus sûre
Ce financement s’inscrit dans une vision plus large de transformation urbaine. Il permettra notamment la construction de nouvelles infrastructures d’assainissement, la réhabilitation des canaux de drainage et le renforcement des capacités institutionnelles en matière de gestion des risques climatiques.

Pour une ville régulièrement confrontée aux pluies diluviennes, aux glissements de terrain et à la prolifération anarchique de déchets, ce projet représente un levier stratégique pour améliorer la qualité de vie des Kinois et réduire les risques de catastrophes.
L'appui de la Banque mondiale intervient alors que la nouvelle équipe dirigeante de Kinshasa multiplie les efforts pour remettre de l’ordre dans la gestion urbaine. Le projet financé témoigne de la reconnaissance internationale à ces réformes et ouvre la voie à une coopération renforcée avec les partenaires techniques et financiers.
Au-delà des infrastructures, ce partenariat vise également à renforcer la résilience sociale et économique de la ville, à travers des actions concrètes sur le terrain et une gouvernance plus inclusive.
Lovic-Benjamin Nsapu