Dans un pays où les coupures d’électricité sont monnaie courante, une ville se distingue par une stabilité énergétique remarquable. Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, offre aujourd’hui un courant électrique plus fiable que celui de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Ce constat a été établi par un reporter du média Ecomine.cd, récemment en mission sur le terrain.
Alors que la Société nationale d’électricité (SNEL) peine à satisfaire la demande en électricité dans la mégapole kinoise, la Société d’électricité du Congo (EDC), opérant à Tshikapa, semble tirer son épingle du jeu. Résultat : les habitants de Tshikapa bénéficient d’un service continu et plus stable, contrastant fortement avec les coupures fréquentes et souvent prolongées que subissent les Kinois.
Les raisons de cette différence de performance restent encore à éclaircir. Toutefois, certains experts évoquent une meilleure gestion locale, une infrastructure plus adaptée aux besoins de la population ou encore un engagement plus soutenu de la part de l’EDC.
Pour de nombreux observateurs, cette situation met en lumière la nécessité de repenser la gestion énergétique à l’échelle nationale. Si une ville comme Tshikapa, éloignée du centre politique et économique du pays, parvient à offrir un service électrique de qualité, pourquoi cela demeure-t-il un défi insurmontable à Kinshasa ?
Ce contraste soulève également des interrogations sur l’efficacité de la SNEL, souvent critiquée pour son manque d’investissement, sa vétusté des équipements et sa gestion centralisée peu réactive aux besoins des usagers.
En attendant des réformes structurelles, Tshikapa fait figure d’exception et donne un exemple à suivre dans un secteur où les Congolais attendent depuis trop longtemps un service public à la hauteur de leurs besoins quotidiens.
Ecomine.cd