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LMC SA : les agents montent au créneau contre l’arrêté du VPM des Transports sur les droits de trafic maritime

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Photo d'illustration.

Devant le siège social des Lignes Maritimes Congolaises SA (LMC SA), situé dans la commune de la Gombe, l’intersyndicale a tenu une assemblée générale rassemblant un grand nombre de cadres et d’agents venus exprimer leur désaccord face aux récentes mesures prises par le Vice-Premier Ministre des Transports. Au cœur de la contestation : l’arrêté du 6 février 2025, jugé inéquitable et menaçant pour la survie même de cette entreprise du Portefeuille de l’État.

Un front syndical uni pour défendre l’intégrité de LMC SA

Dans une atmosphère empreinte de détermination, le président de l’intersyndicale, Jacques Madinunga, a pris la parole pour dénoncer un transfert jugé arbitraire des droits de trafic maritime de LMC SA vers plusieurs entités, dont une société privée controversée. Selon lui, ces droits représentent la principale source de revenus de l’Armement National, et leur spoliation compromettrait gravement la mission stratégique de la société au sein de la chaîne logistique nationale.

« Une tentative de dépossession »

Jacques Madinunga a fermement rejeté l’arrêté ministériel n°VPM/MTVCD/CAB/007/2024, qu’il qualifie de dangereux précédent. Ce texte redistribue la totalité des droits de trafic autrefois concédés à LMC SA, dont 27,5 % seraient désormais alloués à des structures extérieures, notamment :

  • 10 % à une société privée dénommée PADS Corporation SARL,
  • 5 % au fonctionnement du cabinet du VPM des Transports,
  • 2,5 % au Secrétariat Général aux Transports,
  • 5 % à un comité de suivi,
  • 5 % aux cotisations internationales — pourtant à la charge du Trésor public.

Pour les syndicats, il s’agit là d’un véritable démantèlement financier au détriment de LMC SA, de ses employés, et des intérêts stratégiques de la nation.

Appel au dialogue, mais pas à la résignation

Tout en rejetant fermement cette décision, les représentants syndicaux ont réaffirmé leur volonté de dialoguer dans un cadre franc et urgent avec les autorités compétentes. Ils appellent à l’organisation d’une table ronde visant à revoir, dans un cadre légal et transparent, les modalités de gestion de ces ressources vitales.

Cette assemblée n’était pas un simple point d’information : elle a constitué un moment fort d’unité et de mobilisation au sein de LMC SA. Les agents, solidaires derrière leur intersyndicale, ont renouvelé leur engagement envers l’entreprise et son rôle stratégique dans le développement économique de la République Démocratique du Congo.

L’affaire des droits de trafic maritime s’impose désormais comme un véritable bras de fer entre gouvernance publique, logique économique, et défense des actifs stratégiques de l’État. Une chose est sûre : les travailleurs de LMC SA n’ont pas dit leur dernier mot.

Ecomine.cd