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Tshopo : tensions à Kisangani après la dispersion violente d’une marche pacifique de la Lucha

Répression policière lors de la marche de la Lucha
Répression policière lors de la marche de la Lucha

À Kisangani, dans la province de la Tshopo, une marche pacifique organisée par le mouvement citoyen Lucha pour exiger la libération de l’un de ses membres, Jedidia Mabela, a tourné à l’affrontement ce jeudi. La manifestation, initialement pacifique, a été violemment dispersée par la police, entraînant l’arrestation de plusieurs militants, dont certains affirment avoir été brutalisés.

Les jeunes membres de la Lucha, ainsi que ceux de la génération Thérèse Kapangala, ont été arrêtés alors qu'ils exprimaient leurs préoccupations concernant la sécurité et les conditions de vie dans leur région. Des témoignages font état de tortures infligées aux détenus, qui se trouvent actuellement dans les locaux de la police criminelle. Cette situation soulève des inquiétudes quant au respect des droits humains et à la liberté d'expression.

"Nous dénonçons avec indignation l'arrestation violente de nos camarades de la Lucha, de la Génération Thérèse Kapangala et d'autres mouvements citoyens", peut-on lire dans le communiqué de ce mouvement dont une copie est parvenue à notre rédaction.

La Lucha condamne fermement l'arrestation de ces militants, exigeant leur libération immédiate et sans condition. La situation d'Ekwalanga Didier, responsable provincial de la Génération Thérèse Kapangala, est particulièrement préoccupante, et les appels à son soutien se multiplient.

Les organisateurs de la marche rappellent que la Constitution de la République Démocratique du Congo garantit la liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement. Ils estiment qu'il est inacceptable que des voix qui s'élèvent pour défendre des causes justes soient réduites au silence par des méthodes répressives.

"Nous condamnons fermement cette répression injustifiée et exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les militants arrêtés, en particulier notre camarade Ekwalanga Didier, responsable provincial de la Génération Thérèse Kapangala. La liberté d'expression et le droit de manifester pacifiquement sont garantis par la Constitution de la République Démocratique du Congo. Il est inacceptable que ceux qui défendent pacifiquement leurs convictions soient réduits au silence par la force", renchérit la même source.

Il est important de souligner qu'à travers cette mobilisation continue dans la province, des appels à la solidarité et à la défense des droits fondamentaux se font entendre. Les jeunes militants espèrent que leur lutte pour la justice et l'amélioration des conditions de vie à Boyomé sera entendue et que la répression prendra fin.

Céleste Z