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Insécurité au Nord et Sud Kivu : Nous continuons d'enregistrer les différents cas de violations contre nos concitoyens (Jacquemain Shabani)

Vice-premier ministre de l'intérieur jacquemain Shabani
Vice-premier ministre de l'intérieur jacquemain Shabani

La situation sécuritaire au Nord et Sud Kivu demeure préoccupante, avec de nombreux cas de violations des droits humains signalés. Le Vice-premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a exprimé son inquiétude face à l'escalade de la violence orchestrée par le M23. Ces actes de violence affectent particulièrement les congolais vivant dans ces régions, qui subissent les conséquences de cette instabilité chronique.

Malgré l'accord de paix signé le 27 juin 2025 entre le gouvernement congolais et le Rwanda, sous l'égide des États-Unis, et la signature de la déclaration de principes entre la RDC et le M23 à Doha, qui sert de plateforme pour le retour de la paix dans l'Est de la RDC, la réalité sur le terrain reste désolante. Ces accords ne sont pas respectés, car la République démocratique du Congo continue d'enregistrer des actes de violence attribués au M23, qui bénéficie du soutien de l'armée rwandaise.

Lors d'un briefing presse tenu le mardi 02 septembre 2025, Jacquemain Shabani et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ont fait le point sur l'évolution de la situation sécuritaire en RDC. Ils ont mis en lumière les défis auxquels le gouvernement est confronté pour rétablir la paix et la sécurité dans les régions touchées.

"La République démocratique du Congo continue d'enregistrer des cas de violations des droits de l'homme dans sa partie occupée par le M23 contre la population congolaise. Cette insécurité fragilise même la gratuité de l'enseignement primaire dans ces régions sous occupation, ce qui aura un impact considérable sur le système de l'éducation nationale", a déclaré le VPM de l'Intérieur.

 

Un climat de peur et d'insécurité dans les parties du pays sous-occupation

Les populations locales vivent dans la peur constante, et la situation s'aggrave avec le temps. Les violations des droits humains, y compris les enlèvements, les violences sexuelles et les meurtres, sont devenues monnaie courante. Les Congolais de ces régions appellent à des mesures concrètes pour assurer leur sécurité et restaurer la confiance dans les institutions de l'État, chose qui tarde encore.

"Malgré tout, le processus pour le retour de la paix continue à Doha. L'équipe qui représente le gouvernement est toujours à Doha, et beaucoup d'échanges ont eu lieu, notamment sur les mesures de confiance concernant la libération des prisonniers. Nous sommes actuellement sur le deuxième point qui concerne le principe de paix. Néanmoins, dans d'autres provinces, la rentrée scolaire s'est déroulée dans un climat d'apaisement", a ajouté Jacquemain Shabani.

Le VPM a souligné qu'à travers le programme de lutte contre la criminalité baptisé opération Ndobo, la police a déjà mis la main sur un bon nombre de leaders de différents groupes organisés dans la criminalité à travers la République. La police continue à poursuivre ces inciviques jusqu'à la dernière retranchement de tous les groupes criminels.

Face à cette crise sécuritaire qui se vit partout en RDC, il est important que les acteurs internationaux et régionaux redoublent d'efforts pour soutenir le processus de paix en RDC. La communauté internationale doit également faire sa part. La paix durable ne pourra être atteinte que si les droits des citoyens sont respectés et protégés.

Céleste Z