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Kinshasa : le prix d’un sac de ciment chute à 11 $, contre 21 $ il y a trois semaines

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Un camion transportant les sacs de ciments.
  • Prix

Le marché du ciment à Kinshasa a connu un revirement notable cette semaine. Actuellement, un sac de ciment se vend à environ 11 dollars, soit une baisse significative par rapport aux 21 dollars enregistrés il y a trois semaines. Cette chute des prix résulte directement de la fin de la grève des chauffeurs de camions remorques, qui avait fortement perturbé l’approvisionnement de la capitale.

Avant le déclenchement de la grève, fin mai 2025, le prix d’un sac de ciment oscillait entre 31.000 et 34.000 FC. Toutefois, durant la période de grève, les prix ont grimpé en flèche, atteignant jusqu’à 60.000 FC (environ 21 dollars). Cette flambée avait paralysé de nombreux chantiers à Kinshasa, provoquant des retards et des frustrations parmi les acteurs du secteur de la construction.

Depuis la signature d’un accord entre le gouvernement central et les syndicats des chauffeurs, la situation s’est progressivement normalisée. L’approvisionnement en ciment a repris à un rythme régulier, entraînant une baisse rapide des prix. Aujourd’hui, dans la majorité des communes de Kinshasa, un sac de ciment se vend entre 31.000 et 33.000 FC.

Les tenanciers de dépôts se montrent optimistes. Certains estiment que le prix pourrait même descendre à 10 dollars si le flux d’approvisionnement reste constant. Cette perspective ravive l’espoir des entrepreneurs et des particuliers, qui souhaitent une stabilisation durable du marché.

Néanmoins, la prudence reste de mise. Le marché du ciment demeure sensible à plusieurs facteurs, tels que d’éventuelles grèves, des perturbations logistiques ou encore des variations saisonnières de la demande. Une vigilance continue s’impose pour anticiper de nouvelles fluctuations.

Quoi qu’il en soit, la récente baisse du prix du ciment constitue une bouffée d’oxygène pour les consommateurs et les professionnels du bâtiment. Alors que Kinshasa tente de tourner la page des perturbations, l’optimisme renaît autour d’une offre plus accessible et stable.

Céleste Z