La République démocratique du Congo (RDC) est dotée d'une immense richesse naturelle, avec environ 155 millions d’hectares de forêts, qui représentent 10 % des forêts tropicales mondiales et 47 % au niveau Africain Sans oublier les 62 % de celles du Bassin du Congo. Ce paysage forestier fait de la RDC le premier poumon mondial, qui joue un rôle majeur dans la séquestration du carbone.
Ces enjeux écologiques ont été mis en exergue par des études réalisées à la tour à flux de la Réserve de Biosphère de Yangambi, localisée dans le Nord-Est de la RDC. La position stratégique du pays est ainsi confirmée : son engagement envers la conservation des forêts est essentiel pour la lutte contre le changement climatique et la préservation des écosystèmes.
Dans cette optique, la ministre de l’Environnement du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a révélé son ambition de transformer le paysage forestier en un levier de développement pour les populations locales. Au travers de réformes ciblées, elle vise à garantir que les peuples autochtones puissent tirer des bénéfices des ressources forestières afin de contribuer à l'amélioration de leurs conditions de vie.

Lors d'un briefing presse du jeudi 23 octobre 2025, co-animé avec son collègue Patrick Muyaya, ministre de la Communication, autour du thème « Comment la RDC se prépare-t-elle pour la COP30? » la patronne de l'environnement a souligné l'importance d'une approche inclusive. "Il faut que la population locale et les peuples autochtones profitent pleinement de la richesse issues de notre biodiversité", a-t-elle déclaré.
Pour ce faire, Marie Nyange Ndambo a évoqué des réformes qui visent à dynamiser le secteur forestier tout en augmentant les revenus générés par la vente carbone. "Nous travaillons sur la diminution de la déforestation et l'amélioration du couvert forestier, afin que le pays profite de ses ressources en tant qu’acteur principal de l'équilibre climatique", a-t-elle précisé.

Cet engagement en faveur de l'environnement souligne les ambitions de la RDC à participer activement aux initiatives mondiales de préservation et à l'économie verte telles que la COP30. Le programme vise à transformer les forêts en alliées contre le changement climatique, tout en élevant les conditions de vie des communautés qui en dépendent.
Il est important de souligner que, l'initiative de la ministre de l’Environnement représente un tournant dans la gestion des ressources forestières en RDC. La promesse d'une meilleure gestion des revenus issus des forêts pourrait constituer un pas positif vers l'amélioration des conditions des vies des populations locales et le pays pourrait être pris comme exemple à suivre pour d'autres pays riches en ressources naturelles.
Céleste Z