Le Réseau d'éducation civique au Congo (RECIC) via un communiqué rendu public, mercredi 27 mars, exprime ses vives préoccupations au regard des menaces qui pèsent sur la démocratie en RDC notamment le haut risque de corruption au cours des élections indirectes. Ce, pour sauver la démocratie en danger.
"Attention, Attention protégeons la démocratie " dixit le Recic. Cette Organisation de la Société civile dénonce des "élections business" consacrant la légitimation de la corruption au niveau très élevé de l'État et qui pourrait gâcher la confiance du peuple vis-à-vis des gouverneurs, vice-gouverneurs et des sénateurs.
"Une pratique de corruption et d'achat de conscience s'est installée progressivement jusqu'à fixer un tarif pour bénéficier du vote d'un député provincial. Décriée en 2019, où la proclamation des résultats avait même été suspendue sur décision du président de la République, des informations encore très alarmantes font état d'une révision à la hausse de cette tarification pour cette législature. Si ces informations s'avéraient, le sénateur ou le gouverneur élu ne viendrait pas en priorité pour travailler, mais pour se rembourser, faisant de cette élection, une élection business. Cette pratique consacrerait la légitimation de la corruption au niveau très élevé de l'État, et éloignerait les citoyens, votants des députés nationaux, de l'idéal choisi, et mériterait d'être découragée", renseigne le communiqué.
Pour le RECIC, ces élus de la République doivent savoir que leur mandat résulte d'un pouvoir de délégation et subséquemment ils doivent agir au nom du souverain primaire, le peuple.
Initialement prévue le dimanche 07 avril, l'élection des gouverneurs et vice-gouverneurs en RDC interviendra le dimanche 28 avril. Celle des sénateurs, une semaine avant soit le 21 avril. Ce sont les députés provinciaux qui vont les élire comme le veut les lois du pays.
Gloire BK