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‎Violence des Kulunas à Kinshasa : Jean Paul Musikwiti tué alors qu’il allait chercher son salaire

Photo d'illustration
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‎‎‎Kinshasa s’est réveillée une nouvelle fois sous le choc, frappée par la brutalité des violences urbaines qui continuent de semer la terreur dans la capitale congolaise. Dans la commune de N’djili, quartier 1, un drame insoutenable s’est produit le matin du 1er octobre 2025 : Jean Paul Musikwiti, agent de la Direction Provinciale de la Dinacope Tshangu, a été sauvagement assassiné par des Kulunas alors qu’il se rendait, à l’aube, pour s’inscrire sur la liste de la Banque afin de percevoir son salaire.

‎Selon les premiers témoignages, il avait quitté sa maison aux environs de 4 heures du matin, comme le font beaucoup de fonctionnaires contraints de se lever tôt pour espérer accéder à leur paie. Mais ce trajet ordinaire s’est transformé en cauchemar. Des Kulunas armés de machettes lui ont tendu un guet-apens, le massacrant avec une violence inhumaine. Dans un geste macabre, ses bourreaux ont inscrit leurs noms sur son corps et sur ses vêtements, comme pour marquer leur domination et signer l’horreur de leur crime.

‎La disparition de Jean Paul Musikwiti plonge la Dinacope et sa famille biologique dans une douleur indicible. Son collègue et proche, Gloria Salambote, ne cache pas son indignation face à cette tragédie : "Jean Paul était parti pour une chose simple, chercher son salaire, le fruit de son travail. C’est dans ce contexte qu’il a été arraché à la vie par ces criminels. Nous avons perdu un frère, un collègue, un ami, et c’est toute une communauté qui pleure aujourd’hui" , témoigne-t-elle avec émotion.

‎Ce drame remet cruellement en lumière l’insécurité persistante qui gangrène Kinshasa, où les bandes de Kulunas imposent quotidiennement leur loi à coups de machettes, privant des familles entières de leurs êtres chers. La mort de Jean Paul Musikwiti n’est pas seulement celle d’un agent de l’État ; elle symbolise la fragilité de la vie dans une capitale en proie à la terreur des violences urbaines. Son nom restera désormais associé au cri de douleur d’une ville qui refuse de s’habituer à la barbarie.

Lovic-Benjamin.Nsapu