Le gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa vient de boucler sa première année depuis son investiture, le 12 juin 2024. À cette occasion, chaque membre de l'exécutif est invité à faire le point sur sa contribution à la mise en œuvre du programme gouvernemental, en phase avec la vision du Chef de l'État.
Le ministre de l’Industrie et du Développement des PME/PMI, Louis Watum Kabamba, s’est acquitté de cet exercice en présentant un bilan jugé positif, par des analystes, de sa première année à la tête de ce portefeuille stratégique.

Des réformes structurantes pour une industrialisation inclusive
Pour le ministre Louis Kabamba, cette première année a été marquée par des réformes audacieuses et des investissements stratégiques, destinés à propulser la RDC vers un avenir industriel durable et inclusif.
Parmi les réalisations phares, figure le lancement du Projet TRANSFORME, doté d’un budget de 300 millions USD. Ce programme vise à autonomiser 25 000 entrepreneurs, avec un accent particulier mis sur les femmes et les jeunes. Il ambitionne de générer 75 000 emplois directs, marquant un tournant vers une économie plus participative. En parallèle, le Projet VIJANA a injecté 2,5 millions USD pour accompagner les jeunes porteurs de projets innovants.
Des résultats concrets pour les Congolais
Les effets de ces initiatives se font déjà sentir : 150 PME ont été financées, et environ 4 500 emplois directs et indirects ont été créés. En parallèle, 2 000 jeunes suivent actuellement des formations pour favoriser leur intégration sur le marché du travail.
Un effort notable a également été consenti pour renforcer les structures d’accompagnement : 7 millions USD ont été alloués à des institutions comme la FOGEC et l’ANADEC, dans le but d’améliorer l’accès au financement et l’encadrement des entrepreneurs.
Une administration modernisée au service de l'entrepreneuriat
L’administration publique connaît une modernisation sans précédent. Le lancement de l’assistant virtuel E-Kazi permet désormais un accompagnement en ligne pour la création d’entreprises. D’autres avancées incluent l’installation de guichets uniques dans plusieurs villes, ainsi que la signature de contrats de sous-traitance totalisant 2 milliards USD au profit des PME congolaises.
Dans le cadre du renforcement de la souveraineté industrielle, plus de 50 millions USD ont été mobilisés pour relancer des unités de production locales, notamment dans l’industrie textile et sucrière, générant des milliers d’emplois et favorisant la création de valeur ajoutée sur le sol congolais.
Des Zones Économiques Spéciales en pleine dynamique
Les Zones Économiques Spéciales (ZES) deviennent un levier majeur de l’attractivité économique. Des entreprises comme PEPSI RDC et Saphir y ont déjà démarré leurs activités, créant de nombreux emplois. D’autres projets ambitieux sont en gestation, dont la fabrication de batteries et de véhicules électriques, annonçant un changement de paradigme pour l’industrialisation du pays.
Qualité, gouvernance et rayonnement
Pour la première fois en cinquante ans, des normes nationales de qualité sont appliquées aux produits locaux, avec l’introduction du label NCD. En parallèle, des réformes réglementaires visent à promouvoir l’artisanat, à protéger l’innovation locale et à renforcer la compétitivité des produits congolais sur les marchés internationaux.
En un an, un ministère au cœur de la transformation économique
Le ministère de l’Industrie et du Développement des PME/PMI, sous la houlette de Louis Watum Kabamba, a repositionné l’État comme moteur de la transformation économique. Les entrepreneurs congolais se sentent désormais soutenus et considérés comme des acteurs centraux de la reconstruction nationale.
Cette dynamique témoigne d’un Congo en marche vers un avenir prometteur, où les citoyens sont placés au cœur de l’action publique.
Céleste Z.