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RDC : Félix Tshisekedi charge le gouvernement à poursuivre l'effectivité de la réforme de l'Inspection Générale du Travail

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Photo d'illustration.

Dans sa communication au cours de la 131ème réunion du Conseil des ministres, le Chef de l'État Félix Tshisekedi a tablé sur l'amélioration des conditions de vie des travailleurs congolais. Il s'est investi pour que la réforme de l’Inspection Générale du Travail soit matérialisée ; et ce, afin de promouvoir le travail décent, lutter contre la souffrance des compatriotes dans le secteur du travail et maintenir le dialogue 
social entre les parties. C'est ce que renseigne le compte-rendu du Conseil des ministres.

L’inspection Général du Travail étant un facteur de progrès social permettant d’impulser et d’assurer le suivi de la mise en œuvre des normes protectrices pour les travailleurs ; Félix Tshisekedi a encouragé le Gouvernement à traiter urgemment la 
question des Inspecteurs et des contrôleurs du Travail nouvellement engagés afin de les mettre rapidement dans de bonnes conditions de travail.

Le Président de la République a réitéré son instruction aux membres du Gouvernement impliqués dans ce processus d’assurer l’effectivité de cette réforme dans un bref délai.

Il a chargé le Premier Ministre de veiller à ce que tous les acteurs impliqués dans ce processus contribuent à la mise en œuvre et au suivi des interventions en rapport avec le renforcement des capacités de l’Inspection Générale du Travail. 

Le désespoir

L'arrivée au pouvoir du Président Félix Tshisekedi avait suscité une lueur d'espoir au personnel congolais travaillant dans les commerces tenus par des ressortissants indiens, libanais, pakistanais et chinois qui depuis longtemps sont victimes des mauvaises conditions de travail. Six ans après le départ du régime Kabila, rien n'a changé. La situation va de mal en pis. 

Les travailleurs congolais continuent de subir les mauvais traitements que leur inflige leurs patrons notamment sur la modicité des salaires, l’absence de droit aux congés, les violations des droits humains, la non-application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), etc.

Certains Indo-pakistanais, Indiens, Chinois et Ouest-africains payent leurs travailleurs à l'ancien taux du dollar américain à savoir 2 000 FC pour 1$ alors que le taux actuel a déjà atteint 2 700 FC. Une situation qui met en mal les travailleurs congolais qui sont incapables de nouer les deux bouts du mois avec leurs salaires. 

Parfois en cas d'une maladie quelconque, ils ne sont bénéficiaires d'aucune assistance. 

Ils sont nombreux, ces congolais maltraités dans les établissements sous gestion des expatriés. Tout se passe à la barbe des autorités congolaises. Malgré les différentes vagues de revendications organisées, à plusieurs reprises, à travers le pays, rien ne change.

Jordan MAYENIKINI