La création d'une entreprise continue d'être un casse-tête en République Démocratique du Congo malgré les différentes réformes mises en place pour asseoir le bon climat des affaires au pays. Les procédures à suivre pour créer une entreprise donnent du fil à retordre aux entrepreneurs congolais. Les jusqu'au-boutistes qui arrivent à créer des entreprises font face au paiement de plusieurs taxes illégales qui empêchent l'éclosion de leurs projets.
Le Guichet unique de création d'entreprise (GUCE), l'une des réformes phares dans l'amélioration du climat des affaires en RDC, se meurt à petit feu. Cet établissement public, selon son Directeur général adjoint Mme Kisolokele Mvete, rencontre à ce jour plusieurs difficultés favorisées notamment par les arriérés des frais de fonctionnement et d'un manque criant des effectifs.
En effet, au cours du briefing presse tenu mercredi 14 février, Désiré M'zinga Birihanze, ministre de l'Entrepreneuriat et des Petites et Moyennes Entreprises, a promis que le gouvernement travaille sur comment résoudre cette problématique qui dérange l'essor de l'entrepreneuriat au pays.
"Nous sommes le gouvernement qui a fait plus des réformes. La question du guichet unique fait souffrir l'entrepreneuriat. Par exemple, une personne qui se trouve au Tanganyika pour avoir l'autorisation d'ouverture de l'entreprise doit se rendre au guichet unique à Lubumbashi. Nous sommes en train de réfléchir sur comment rendre possible que l'autorisation d'ouverture d'une entreprise se donne aux niveaux des communes et territoires. Si on peut déjà donner une ouverture provisoire permettant à l'opérateur de commencer à fonctionner, le temps pour lui de suivre la procédure administrative et d'être en ordre avec le guichet unique plus tard", a-t-il déclaré.
Le ministre de l'Entrepreneuriat a également martelé sur la fin des tracasseries au niveau de la création des entreprises en RDC.
"Nous luttons également pour la suppression des taxes imposées illégalement. Toutes les structures qui viennent raquetter les entrepreneurs doivent cesser. Les nouvelles entreprises congolaises doivent bénéficier de ce genre d'avantage. On peut peut-être donner deux ans aux entreprises congolaises sans ce genre des tracasseries. On doit protéger les nouveaux entrepreneurs afin qu'ils réussissent. Il faut alléger le plus possible la tracasserie au niveau de la création de l'entreprise", a martelé Désiré M'zinga Birihanze.
Le gouvernement est appelé à s'atteler au plus vite sur cette problématique afin de favoriser l'essor de l'entrepreneuriat local. Les entrepreneurs congolais doivent être allégés de plusieurs tracasseries et procédures réfractaires à l'instauration d'un bon climat des affaires au pays.
Ecomine.cd