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RDC : Jean-Claude Katende dénonce le harcèlement judiciaire contre le professeur Florimond Muteba

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Jean-Claude Katende, avocat et président national de l'ASADHO.

L’avocat et président de l’ASADHO (Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme), Me Jean-Claude Katende, a vivement dénoncé ce mercredi ce qu’il qualifie de « harcèlement judiciaire » à l’encontre du professeur Florimond Muteba, président du conseil d'administration de l'Observatoire de la Dépense Publique (ODEP).

Dans un tweet publié ce matin, Me Katende alerte l’opinion sur une nouvelle citation directe adressée au professeur Muteba par Mme Lydie Omanga, responsable à l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). Cette assignation devant le Tribunal de paix de Kinshasa/Pont Kasa-Vubu intervient dans un climat déjà tendu entre certaines institutions publiques et les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre la corruption.

Le professeur Muteba est convoqué pour comparaître le 12 mai 2025 à 9h00. Jean-Claude Katende y voit une tentative manifeste de museler une voix critique de la gestion des fonds publics. 

« Le harcèlement judiciaire contre le professeur Florimond Muteba de l’ODEP dénote de la volonté de certains politiciens de régler des comptes à un acteur de la société civile qui dérange les prédateurs des biens et fonds publics », a-t-il déclaré.

Me Katende appelle les autres organisations de la société civile à se mobiliser massivement pour accompagner le professeur Muteba lors de cette comparution. Il accuse certains responsables politiques de détourner la justice à des fins de représailles, au lieu de répondre des accusations de malversation qui leur sont souvent reprochées.

« On va résister par tous les moyens de droit pour que le pays ne soit pas abandonné entre les mains des prédateurs », a-t-il conclu dans son message.

L’ODEP, dirigé par Florimond Muteba, s’est imposé comme un acteur clé dans le suivi de la gestion des ressources publiques en RDC. Ses rapports critiques et ses prises de position franches en ont fait une cible pour certaines figures du pouvoir, selon plusieurs observateurs.

Cette affaire relance le débat sur la protection des acteurs de la société civile en RDC et l’indépendance du pouvoir judiciaire dans un contexte politique toujours sensible à l’approche des grands rendez-vous électoraux.

Ecomine.cd