La RDC participe durant trois jours à la Conférence Régionale de la Plateforme Anticorruption de l'Afrique de l'Est.
La délégation congolaise conduite par Francis Lusakueno, Coordonnateur Adjoint en charge des Enquêtes et investigations a.i et du suivi des Affaires en Justice est composée d'Experts du ministère de la Justice, de I'APLC, de la CENAREF et de l'ARMP. C'est ce que renseigne un communiqué de l'APLC parvenu à la rédaction d'Ecomine.cd ce samedi 24 mai.
Cet événement de haut niveau a été organisé par l'ONUDC, L'EAAACA et la Commission kényane pour l'éthique et la Lutte contre la Corruption (EACC). Il a réuni les acteurs principaux de la région en matière de lutte contre la corruption sur le thème : "Accélérer la mise en œuvre de la CNUCC en Afrique de l'Est".
Cette conférence s'est articulée autour de quatre thématiques: - Protection des lanceurs d'alerte; - Recouvrement d'actifs et d'enquêtes financières; - Marchés publics et systèmes d'intégrités; - Action collective du secteur privé contre la Corruption.
Cette rencontre a eu pour objectif de faire le point sur les défis et les solutions apportés par les pays de la plateforme de l'Afrique, mais aussi d'identifier de nouvelles priorités et initiatives pour la phase suivante.
Il était également question d'identifier les défis et d'apporter des pistes de solutions dans le cadre des différentes thématiques.
La République démocratique du Congo a apporté une contribution dans la thématique des marchés publics, partageant ses bonnes pratiques telles que SIGMAP et souligné l'importance de l'implémentation d'une liste noire.
Autre point de discussion, la protection des lanceurs d'alertes, sur la question du journaliste d'investigation, la RDC a soulevé la nécessité d'aborder cette question dans toute sa complexité et au regard des réalités vécues par les pays de la région. Avec une presse d'investigation qu'il est primordial de protéger afin qu'elle puisse exercer ses fonctions en toute sécurité, mais dont il est primordial de réaliser que c'est aussi un secteur confronté à différents enjeux, dont celui de l'intégrité. L'Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption à qui il revient d'ailleurs, selon l'ordonnance de "prendre des dispositions appropriées pour assurer une protection efficace des témoins et des experts, contre les représailles ou les actes d'intimidation dont ils feraient l'objet" y met un accent particulier.
La conférence régionale a connu deux autres temps forts, dont les deux journées du panel de haut niveau. Cette conférence a débouché sur une dernière journée durant laquelle les mécanismes d'évaluation dans le cadre du 2ᵉ cycle ont été abordés.
La déclaration finale a clôturé ces assises et c'est durant la lecture de cette déclaration que Francis Lusakueno, Coordonnateur Adjoint en charge des Enquêtes et Investigations a.i et du suivi des Affaires en Justice à l'APLC, Chef de Délégation de la République Démocratique du Congo, a fait entendre la position de la RDC et déclaré vouloir "mettre un accent particulier sur la question du recouvrement des avoirs et celui des flux financiers illicites. Il a ensuite poursuivi en rappelant que la RDC notre pays connait une guerre nous imposée depuis plus de vingt ans et des conflits armés. Ce conflit entraîne notamment l'exploitation illicite des ressources minérales « Minerais du sang ».
Le Coordonnateur adjoint, Francis Lusakueno a chuté par des remerciements à l'attention de la République Sœur de Tanzanie, car dit-il, "Elle nous a permis de récupérer plusieurs tonnes de minerais sortis illicitement de notre pays, la République Démocratique du Congo." II a clairement insisté sur l'élaboration d'un traité régional sur le recouvrement des actifs des flux financiers illicites concernant l'exploitation illicite des ressources minérales de la RDC.
Les propositions de résolution et les recommandations de la République Démocratique du Congo seront versées à la déclaration finale avant approbation du résultat final.
Ecomine.cd