La première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a, le jeudi 22 janvier 2026, procédé à la pose de la première pierre pour la construction du Centre des Infrastructures baptisé Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (CIFATT). L'activité a eu lieu lors d'une cérémonie officielle organisée au ministère des Infrastructures et Travaux Publics, site choisi pour ériger ce projet stratégique.
La construction de cet édifice est financée sur fonds propres du gouvernement congolais. Ce bâtiment sortira de terre dans 24 mois, avec pour objectif d’assurer une meilleure coordination du ministère des infrastructures et ses services affiliés.
Pour le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, ce projet est le fruit de la réflexion de milliers d’heures de travail de son administration. Il a aussi saisi l'occasion pour expliquer le bien-fondé de ce projet.
"Nous disposons d’ingénieurs qualifiés et notre rôle, en tant que gouvernement, est de leur offrir le cadre nécessaire pour qu’ils consacrent leur temps et expriment ce qu’ils ont de plus précieux", a souligné le ministre.

Ce membre du gouvernement a rendu hommage au Chef de l'État car cette initiative s'inscrit dans sa vision de donner un cadre où les meilleurs des Congolais dans ce domaine vont l'accompagner dans la conception et la réalisation de projets structurants. Il a aussi salué l'implication de la Cheffe du Gouvernement dans la réalisation de cette œuvre.
"Ceci démontre votre engagement personnel, votre suivi permanent, journalier, pour que la vision du Président de la République se réalise, pour que nous puissions construire ensemble le pays de nos ancêtres", a souligné John Banza s’adressant à la première pinistre.
Modernisation des infrastructures : pilier de la souveraineté nationale
Prenant la parole, le directeur général de L'Agence Congolaise des Grand Travaux (ACGT), Nico Nzau Nzau, a souligné qu' en donnant à cet édifice le nom de Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le gouvernement pose un acte hautement symbolique qui permettra aux générations de se rappeler qu’il fut un temps marqué par un leadership présidentiel ayant placé les infrastructures au cœur des priorités nationales.
Le moment fort de cette cérémonie a été la pose de la première pierre de cet ouvrage par la cheffe du gouvernement, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des Infrastructures et Travaux publics, des directeurs généraux de l’ACGT et de la SOPECO, de l’ambassadeur de la RDC en Chine, des députés et sénateurs et de nombreuses autres personnalités.
Séance tenante, la première ministre a suivi les explications sur la maquette présentée par Pitshou Kabuika, directeur à la Direction des études de projets financés dans le cadre du contrat de partenariat public-privé (DEEPP) de l’ACGT.
Ce bâtiment, qui sera construit sur une superficie de 19 548 m², comprendra deux parkings souterrains, un parking extérieur, un rez-de-chaussée de 952 m², 14 étages, une infirmerie avec services connexes, une salle de serveurs de 53 m², deux salles polyvalentes de 400 places, cinq blocs sanitaires à chaque étage, trente-six bureaux paysagers, 263 bureaux individuels, 27 salles de réunion et un restaurant d'une capacité de 150 personnes. Le coût global est estimé à environ 25 millions de dollars américains. Des ressources mobilisées résultant d’une gestion rigoureuse, méthodique et prudente, bâtie sur plusieurs années dans le cadre des mécanismes contractuels existants, notamment ceux liés aux concessions routières.
Rappelons que le gouvernement Suminwa fait de la modernisation des infrastructures l'une de ses priorités pour améliorer les conditions de travail des fonctionnaires afin de les rendre plus performants ; cela conformément au cinquième pilier du Programme d’actions du gouvernement qui met en avant le renforcement de l’efficacité des services publics.
Une vision à long terme pour le développement
Au-delà de la construction de ce centre, le gouvernement aspire à une transformation profonde des infrastructures à travers le pays. Cette initiative s'inscrit dans un cadre plus large, visant à stimuler le développement économique et à améliorer la qualité de vie des congolais. La modernisation des infrastructures est perçue comme un levier essentiel pour attirer les investissements étrangers et favoriser l'entrepreneuriat local.
Impacts socio-économiques attendus
Les retombées de ce projet sont multiples. En améliorant les infrastructures, le gouvernement espère également réduire les inégalités régionales et offrir des opportunités d'emploi aux jeunes congolais. Le CIFATT servira de modèle pour d'autres projets similaires, renforçant ainsi le tissu économique du pays.
Engagement communautaire et participation citoyenne
Le succès de cette entreprise dépendra également de l'engagement des communautés locales. Le gouvernement encourage la participation des citoyens dans le suivi des travaux et la gestion des infrastructures, garantissant ainsi une approche inclusive et transparente.
Il sied de souligné que, la pose de la première pierre du CIFATT marque un tournant significatif pour la République démocratique du Congo. Elle symbolise l'engagement du gouvernement à bâtir un avenir meilleur pour tous les congolais, en plaçant les infrastructures au cœur de son développement. Cette initiative devrait non seulement transformer le paysage urbain, mais également renforcer la fierté nationale et la cohésion sociale.
Céleste Z