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RDC : Judith Suminwa maintient le cap malgré le pessimisme de certains employeurs sur l'application du SMIG à 21 500 FC

Première ministre Judith Suminwa et les employeurs congolais
Première ministre Judith Suminwa et les employeurs congolais

La première ministre Judith Suminwa a dirigé une réunion à la Primature pour suivre l’application du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), qui a été réajusté à 14 500 FC et prévu pour atteindre 21 500 FC en janvier 2026. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'un décret signé en mai 2025.

La réunion a réuni des membres du gouvernement, les partenaires sociaux, y compris l'Intersyndicale nationale et le patronat. L'objectif principal était de faire le point sur l'état d'avancement du SMIG et de discuter des moyens de consolider le dialogue social.

Au cours des discussions, certains employeurs ont exprimé des doutes quant à leur capacité à appliquer le nouveau SMIG. En réponse, la première ministre a insisté sur le fait qu'il n'y aurait pas de retour en arrière sur ce droit social fondamental.

Une avancée pour les travailleurs

Les représentants des travailleurs ont salué la détermination du cheffe du gouvernement, la qualifiant d’historique pour avoir impulsé une augmentation significative du SMIG. Depuis 2007, ce dernier était resté à 7 075 FC, largement insuffisant face à l'augmentation du coût de la vie.

Le gouvernement a porté le SMIG à 14 500 FC, avec une projection à 21 500 FC, illustrant sa volonté de renforcer le pouvoir d'achat des congolais. Cette réforme est en phase avec le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) 2024-2028, visant à créer des emplois décents et à protéger les ménages.

Profitant de l'occasion, la première ministre a rappelé l'importance d'un dialogue social constructif pour aplanir les divergences entre le patronat et les travailleurs, encourageant la tenue d'une réunion du Conseil national du travail (CNT) dans un avenir proche.

Vers une gouvernance sociale renforcée

Le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, a souligné l'existence d'un cadre légal pour le suivi du SMIG. Une commission est chargée de rendre des comptes au CNT, qui examinera les progrès réalisés et les ajustements nécessaires.

Pour les travailleurs, le message du gouvernement est clair : le SMIG de 21 500 FC doit être appliqué sans retour en arrière. Fidèle Kiyangi, président de l’Intersyndicale nationale, a exprimé sa gratitude envers la première ministre pour son engagement en faveur des droits des travailleurs.

En mettant l'accent sur la fermeté et le dialogue, Judith Suminwa s'affirme comme une leader soucieuse de la dignité des travailleurs. La réunion du CNT se concentrera sur des questions essentielles pour garantir la mise en œuvre efficace du SMIG.

Il sied de souligner que, la détermination du gouvernement à maintenir le dialogue social est important pour stabiliser les relations entre employeurs et employés, tout en favorisant une prospérité partagée en République démocratique du Congo.

Céleste Z